Luc Joly analyse une de ses images celle d’un homme. Mais qui est-ce ?

Deux ou trois, quatre, cinq lignes sur sa face de soucis, est-ce un bon moyen de connaître cet homme ?

Un patron, un gérant, un artiste ? En tout cas, un  actif. Tâches quotidiennes ? Ok ; mais il n’est pas à l’aise dans les mondanités. Il est d’un monde intime qui ne bouleverse ni ne projette rien, sinon un sens du temps qui passe malgré lui.

S’il fallait le présenter, je tenterais d’écrire un poème avec des vers sonnants qui troubleraient l’entendement. Avec des rimes posant la question lancinante de savoir si le bon sens et le rêve peuvent cohabiter. Et s’ils le faisaient, dans quels détours ils m’emporteraient.

Un sourd débat intérieur permanent émerge de son regard, qui se fixe dans la tête de qui reçoit l’œuvre. Pour créer ce transport, ce message et même cette compassion, un profond questionnement m’apprête l’esprit en semant doutes et fragiles certitudes, insinuant douceurs et d’étranges accords. Pleurer avec lui ou se figer, attendre et souffrir un peu des travers de l‘humanité. Quoi d’autre ?